Autant vous le dire tout de suite, je suis dans un état d’esprit bizarre.
Et cela vient de l’énorme fossé que je constate en cette fin de semaine entre des personnes qui sont censées exercer le même métier, mais ne le font pas du tout de la même manière.
Et s’il y a bien une chose qui m’importe dans la « vraie vie », c’est l’honnêteté et le respect des engagements.
  
D’une part il y a l’éditeur Arthur & Cie – pour lequel je fais plein de pub, bah oui l’éditrice est devenue une amie et elle fait preuve d’un engagement tellement fort dans son activité que c’en est enthousiasmant au possible. C’est chez elle que la petite abeille ci-dessus naîtra le mois prochain (youpi !).
 
D’autre part il y a un éditeur basé à Sarlat, dont je vous ai parlé en fin d’année dernière, qui est censé être une plus grosse maison d’édition et a envoyé des contrats longs comme le bras à l’auteure des textes que j’ai illustrés et à moi même il y a plus de 9 mois… Figurez-vous qu’ils ont annoncé cette semaine à demi-mot et par mail uniquement à ladite auteure – moi je sens le gasoil, je n’ai pas encore eu de message – qu’à cause d’un changement de diffuseur, de la crise et du brusque basculement du sens de rotation des queues de vaches en Namibie Occidentale, la collection « jeunesse » dont nous ferions partie ne verrait pas le jour…
Ceci après un silence radio encore plus long que les contrats que j’ai eu l’immense honneur de parapher en 2009.
  

  
Ceci, donc, il y a bien un risque pour que personne ne le voit jamais, et je n’ai pas vraiment la sensation que la maison d’édition en question en soit vraiment émue…
Moi, ça me dépasse…
  
Qu’en pensez-vous ?
  
Mais que cela n’empêche personne de passer un excellent week-end.
A très vite, les amis.

  
  
  

8 commentaires

  1. Je suis sidérée, je crois que la crise a bon dos.

    Bisous pour toi, Séverine. Courage.
    J’espère que demain sera bien meilleur, et que d’autres éditeurs arriveront.

  2. C’est comme dans le ‘commerce’ de l’alimentation :
    Quand ceux qui suent pour fabriquer ou quérir un produit (légumes – poissons – viande – etc) se ligueront pour vendre eux-mêmes, ils parviendront à faire plier les requins de la grande distribution…

    Et mort aux vaches…

    KLC

  3. Author

    >>Quichottine : c’est choquant, oui !!! Tu as raison ! Mais le plus choquant est que j’ai l’impression qu’ils attendent que ce soient nous qui « rompions » le contrat, puisqu’il n’y a pas eu encore de courrier de renoncement de leur part

    >>Kerfon : Pas TOUS, heureusement… mais à partir du moment où le profit devient plus important que le « métier » exercé, quel qu’il soit, là, les dérives, les excès etc. sont inévitables. L’Homme est ainsi fait : dans sa grande majorité, il ne pense qu’à lui, sa puissance, son porte-monnaie… Et tu soulèves un point intéressant en ce qui concerne la vente en direct. Perso, pour les produits fermiers, je suis adepte des « paniers paysans »…

    Merci de vos passages ici, Quichottine et Kerfon, bon week-end et des bises à vous deux !

  4. Oh, vraiment dommage effectivement, j’aurai eu qq commandes sûres pour des collègues et amies qui attendent après ces livres, peut-être n’est-ce que partie remise si un autre éditeur est intéressé…je l’espère pour vous car je sais maintenant le travail exigeant que cela représente.

    Kerfon, daccord « mort aux vaches » mais pas toutes, que serait la Normandie sans ses vaches!

    Bises.

  5. Author

    Maman, j’espère aussi, en tout cas le démarchage reprendra dès que possible si le contrat est effectivement rompu !
    Pas de vaches -> pas de beurre ni de crème et je ne sais combien de Normands dépressifs !!! 😀

    Bisous et encore merci pour ce WE ! 🙂
    A demain

  6. Oui, c’est moche.Tout ce travail pour aboutir à ça.
    Je sais que Sophie a eu aussi des tours comme ça.
    C’est décevant.En plus, tu n’as aucune nouvelle, ils te font attendre et attendre.Ils n’en ont rien à faire, eux !
    Avec la qualité de travail que tu fais, tu ne devrais pas avoir trop de problème pour trouver un autre éditeur à qui le proposer .
    Bisous à toi.
    Cat

  7. Author

    Ah, oui, elle a dû être aussi bien déçue…
    Après, il faut pouvoir re-proposer son travail à d’autres, et que ça marche ! Pas évident, tout ça.
    En tout cas, merci du partage d’expériences, Cat.
    Gros bisous et bonne semaine à toi

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